Mairie de Jardres

Plan du cadastre napoléonien renové selon la loi de 1898.

Le bourg de jardres

La commune a conservé les limites de la paroisse traversée d'Ouest en Est par l'importante voie romaine qui partait de Poitiers en direction de Saint Pierre les Eglises et du Gué-de-Sciaux où elle traversait à gué la Vienne et la Gartempe avant de rejoindre Argenton-sur- Creuse et Bourges. Cette voie demeure visible entre Jardres et la Vienne au Sud de la route nationale, à partir du lieu-dit « La Chaussée », toponyme évocateur de cette voie. A partir de là, il s’agit d’un chemin de terre. Elle est devenue route royale avec un tracé presque identique, et du nord au sud par un chemin d'origine probablement antique, reliant les grandes agglomérations gallo-romaines de Vieux-Poitiers à Civaux.
En 1239, Jardres est mentionné pour la première fois sous la forme 'Jadres". L'origine du nom est probablement pré-latine et demeure inconnue mais d'après un dictionnaire de toponymie viendrait de "Pays de Jardins".
Cette commune était composée à l’origine de plusieurs hameaux sans véritable bourg. Chacun d’entre eux était organisé autour d’un puits.
L'église hier

L'église aujourd'hui

L'église romane de Jardres fin XIIe siècle et début XIIIe, ancien prieuré-cure St-Hilaire ayant rang de seigneurie dont le fief relevait du chapitre de la cathédrale de Poitiers., Le clocher restauré en 1836 surmonte le porche d’entrée à porte ogivale et présente une forme de coupole sur trompes qui est rare dans la région.

La nef rectangulaire est prolongée d’un cœur au chevet plat. L’ancienne charpente lambrissée est remplacée par une voûte en pierre construite entre 1852 et 1854 et qui s’écroule en 1855 en entraînant la toiture. Elle est reconstruite en 1857.
Le clocher abrite deux des plus anciennes cloches dont l’une fait partie des 12 cloches du XVIe siècle recensées dans la Vienne. La première cloche est datée de 1539 et la deuxième, plus récente fondue en 1732 est classée Monument Historique depuis 1944.
La première cloche présente deux inscriptions en lettres gothiques : « IHS MARIA – XPS VINCIT – XPS REGNAT – XPS IMPERAT – XPS ABOMIMALONOSDE.FEDAT I MCCCCCXXXIX » signifiant « Christ et Marie – Christ Vainct – Christ règne – Christ Commande – Christ de tout mal délivre-nous. Faite janvier 1539. En outre deux cartouche de 6,2 sur 4,2centimètres chacun représente l’un le Christ en Croix avec Joseph et Marie, l’autre saint Michel terrassant le démon.
La première cloche de 1539
La deuxième cloche* de l’église de Jardres, baptisée le 6 juillet 1732, est parrainée par Jean Razes chevalier seigneur de Montlouis, Coulbré, comte d’Auxances.
Elle est la plus récente des deux cloches abritées dans le clocher.
Elle fut fondue en 1732 par Jean Lebrun père, fondeur au Mans. Il a signé : « I LE BRUN ».
Classée Monument Historique en 1944, elle présente une longue inscription :
-SIS NOMEN DOMINI BENEDICTUM DE-LAULAY PRIOR Mre JEAN DE RAZES CHEVALIER SEGr
-CONTE D’AUXANCES SEIGr de MONTLOUIS, COULBRE, LA BROSSE & C.CON…LIEr DU ROY EN
-SES CONSEILS LIEUTENANT DE LA SENECHAUSSE & SIEGE PRESIDIAL DE POITIERS
-PARRAIN ELISABETH GUARNIER DAME DE LA PREUIL & DE L’EPINOUX ET AUTRES
-MARRAINE 1732
Avec une croix séparée par les lettres : CM.L.M. P.DR. CI. C

La deuxième cloche de 1732
Comme dans la plupart des églises paroissiales, le sol de la nef de Saint-Hilaire contenait plusieurs sépultures et un certain nombre de dalles funéraires existent encore. La mieux conservée est celle de Charles Béchillon, seigneur de l’Epinoux, inhumé le 10 février 1731 à l’âge de 69 ans. Généralement ce droit de sépulture était réservé aux ecclésiastiques ou aux nobles ; il a disparu à la Révolution.
Le presbytère date, lui, du XVII e siècle.
Dans son mobilier le plus notable il faut signaler "une vierge à l'enfant" en pierre polychrome classée Monument Historique en 1948 et "un calice et sa patère" classé Monument Historique en 1959
Son prieuré-cure dépend de l'abbaye de Saint-Séverin (Charente Maritime).
La pierre et la gare

Le calcaire est devenu une source de richesse grâce aux carrières toujours en activité, et grâce au passage de la voie ferrée de Poitiers à Chauvigny inaugurée le 18 juin 1883, elle sera prolongée jusqu’à Saint-Savin en 1885 puis au Blanc. Ligne ferroviaire qui a permis le transport de cette pierre, mais permettait aussi le transport de voyageurs.

La pierre de Jardres était expédiée vers les autres régions de France et vers les ports comme celui de La Palice d’où elle partait pour l’étranger. Plusieurs compagnies (Civet-Pommier, La Société des Charentes et la Société Fèvre) stockaient à Jardres de la pierre venant des carrières de Tercé et de Lavoux.

La carrière de Normandoux ou l'on peut voir le chariot sur les rails de la voie ferrée tiré par un cheval.
En 1883 fût construit e par la Société des Carrières du Poitou une voie ferrée industrielle à écartement métrique de Normandoux à Tercé jusqu’à Jardres sur une distance de 4800m à la vitesse moyenne de 5km/h. La mise en service fut autorisée le 10 octobre 1883 par arrêté du Préfet de la Vienne. Son exploitation dura jusqu’à la guerre 39/45. Par la suite le transport de la carrière au dépôt de pierres de taille de la gare de Jardres se fit par camion.
Cette petite ligne à vocation exclusivement industrielle, était parfois utilisée pour transporter des voyageurs de Normandoux désirant aller à la gare de Jardres. Il existait un wagon découvert muni de banquettes transversales. Les pèlerins utilisaient spécialement ce wagon pour se rendre à la gare de Jardres et ensuite à Poitiers au pèlerinage annuel à Sainte Radegonde.
Quand Jardres avait deux gares.

La gare hier
Si on consulte le cadastre de cette époque on constate que Jardres possédait deux gares, la sienne propre et celle de Chauvigny. En effet tous les bâtiments et la grande majorité des voies de la gare de Chauvigny sont situés sur la commune de Jardres dont le territoire arrivait jusqu’à la route d’Artiges.
En 1883, la voie ferrée Poitiers-Le Blanc est mise en service jusqu’à Chauvigny, puis en 1885, jusqu’à Saint-Savin. Cela entraine à Chauvigny la création de l’avenue de la Gare, puis la naissance et le développement d’un nouveau centre d’activités et de peuplement sur la rive gauche de la Vienne où se trouvent carrières et ateliers de pierre de taille.
Situation paradoxale qui n’avait pas échappé au conseil municipal de Chauvigny, lequel avait donné un avis favorable au projet sous réserve que la gare devant desservir sa commune porterait bien le nom de Chauvigny.

La gare aujourd'hui désaffectée
C’est seulement en 1927 que Chauvigny « rachète » sa gare. La municipalité de Jardres ayant préféré céder une partie de son territoire plutôt que de participer aux frais d’installation de l’éclairage électrique dans les bâtiments.
Le bourg de Jardres était riche de nombreux commerces et artisans qui au fur et à mesure des années ont pratiquement tous disparu. A la fin du XIXe siècle, les foires avaient lieu au lieu-dit Montlouis les 18 juin, le 12 novembre et 27 décembre.
De 1940 à 1942, la commune est traversée du nord au sud par la ligne de démarcation. Quelques années après la guerre un monument commémoratif est érigé au bord de la RN151 à hauteur du village de Servouze.
Le patrimoine culturel de la commune comprend les manoirs de Montlouis, de Pressec, de Migné et de l'Epinoux avec son pigeonnier du XIIe siècle, le logis des Fontenelles XVIIe siècle, le Presbytère du XVIIe siècle.
Le poète écrivain Maurice FOMBEURE est né à Jardres au lieu dit "La Rue" le 22 septembre 1906 et décédé en 1981. (voir la rubrique personnages illustres de Jardres)
La mairie hier

La mairie aujourd'hui

Jardres aujourd'hui

Vue générale
Jardres est une commune en plein développement avec une population d'origine rurale et urbaine qui devrait prochainement atteindre les 1200 habitants et fait partie de la Communauté de Communes du Pays Chauvinois.
|
EVOLUTION DE LA POPULATION |
|
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ANNEES |
POPULATION |
|
1790 |
336 |
|
1821 |
378 |
|
1866 |
449 |
|
1877 |
450 |
|
1911 |
677 |
|
1919 |
624 |
|
1930 |
617 |
|
1946 |
557 |
|
1962 |
572 |
|
1968 |
580 |
|
1975 |
581 |
|
1982 |
715 |
|
1990 |
831 |
|
1999 |
906 |
|
2006 |
1042 |
|
2011 |
1135 |
A proximité de Chauvigny et à une quinzaine de kilomètres à l'Est de Poitiers, Jardres est un village idéalement situé, qui s’étant le long de la RN 151 favorisant ainsi l'évolution de sa population et son développement économique.

Place du bourg
Jardres recense une quarantaine d’entreprises, commerçants et artisans situés principalement sur la zone d'activité de La Carte. (voir la rubrique commerces), dispose de 2 docteurs (voir la rubrique numéros utiles) et d'une bibliothèque municipale (voir la rubrique bibliothèque).

Coopérative agricole TERRENA
Le très vaste silo coopératif TERRENA est doublé d’un centre de stockage et de distribution d’engrais.
Actuellement, entre 25 et 30 trains de céréales partent tous les ans de Jardres. Ce qui représente, selon les années, environ 40 000 tonnes.
Concernant les engrais, sont réceptionnés entre 7 et 10 trains par an, représentant environ 13 000 tonnes.
La salle des fêtes est située à proximité du complexe sportif à l'extérieur du centre bourg avec un large parking et un grand espace vert. (voir la rubrique salle des fêtes, descriptif et réservations)
Le groupe scolaire tout neuf comprend 5 classes CE1, CE1+CE2, CE1+CM1, CM1+CM2 et CM2 et compte 135 élèves. Il dispose d'une cantine et d'une garderie. L'équipe comprend 6 enseignantes pour 297 élèves du regroupement scolaire Jardres, Pouillé, Tercé. La commune de Jardres recense 103 élèves répartis sur les 3 écoles. (voir la rubrique école)
La vie associative est particulièrement dynamique avec une quinzaine d'associations (voir la rubrique associations).
La bibliothèque située dans le bourg de Jardres, place Raphaël Guillon, ses 60 m2 abritent plus de 2000 documents. Romans, BD, albums pour enfants, documentaires, magazines, un large choix vous attend dont de nombreuses nouveautés.
Les Inscriptions et prêts sont entièrement gratuits et vous permettent d'emprunter jusqu'à 5 documents par passage.Une dizaine de bénévoles assurent à tour de rôle les permanences afin de vous offrir une plage horaire plus grande et vous conseiller si vous le souhaitez.
Des animations et expositions (en partenariat avec l'association pour la promotion de la lecture) sont également mises en place régulièrement pour faire vivre la bibliothèque et nous faire connaître. (voir la rubrique bibliothèque)
Créée en 1994 la Maison Familiale Rurale (MFR) a connu est évolution constante 38 élèves en 2000, 84 en 2005, 105 en 2007, atteint aujourd'hui le maximun de sa capacité avec environ 120 élèves. Elle dispense par alternance des cours pour les les 4e et les 3e de l'enseignement agricole et prépare au Bac.Pro CGEA: Elevage bovin-caprins-équins.
Zone d'activité de la Carte

Chiffres clés
La commune s'étend sur 2 073 ha et sa voirie compte un peu plus de 78km dont 28 km en voirie urbaine et 50 km de chemins ruraux.
Longitude Est : 0,5533 degrés décimaux
Latitude Nord :46,57 degrés décimaux
Altitude :120 mètres
Ecarts, hameaux, lieux-dits

La monerie et le Chevrie

Les Fontenelles

Les trois villages de Jardres limitrophes avec Chauvigny
Sur ces trois photos sont mentionnées, en pointillés, les limites des deux communes.

Le Breuil qui compte 6 foyers contre 49 pour chauvigny soit 11% pour Jardres.

Le bois senebaud compte 16 foyers contre 7 pour Chauvigny soit 70% pour Jardres.

Pressec compte environ 55 foyers contre 20 pour Chauvigny soit 73% pour Jardres.
|
Communes |
Distance de Jardres en km |
|
Bellefonds |
9 |
|
Bignoux |
7,9 |
|
Bonnes |
4,5 |
|
Bonneuil-Matours |
12 |
|
Chauvigny |
6,5 |
|
Fleuré |
11 |
|
La Chapelle-Moulière |
9 |
|
Lavoux |
3,9 |
|
Liniers |
5 |
|
Pouillé |
3,8 |
|
Saint-Julien l'Ars |
4,3 |
|
Savigny-l'Evescault |
7,6 |
|
Sévres-Auxaumont |
7,5 |
|
Tercé |
5,9 |
|
Valdivienne |
11 |
Documents joints :